2014

2011 → 

Centre aquatique

« Eau et bien-être »

  • Situation : Rue Jean-Marie Lacire - Janzé (35)

  • Programme : Construction d’un équipement aquatique comprenant un bassin d’apprentissage de 25m, un bassin bien-être, une lagune de jeux pour la petite enfance et une aire de jeux aquatiques extérieurs

  • Mission : Base x Exe x Synthèse x SSI x Mobilier x Signalétique

  • Maîtrise d'ouvrage : Communauté de communes du Pays de la Roche aux Fées

  • Maîtrise d'oeuvre : Architecte mandataire : forma6 x BET Structure et fluides : Girus x BET VRD : Ecr x BET Acoustique : Acoustibel x Economiste : Fgeco

  • Coût des travaux : 5 970 083 € HT

  • Surface : SHON : 1 972 m²

  • Crédits Images : Patrick Miara

Le terrain d’accueil se situe sur la commune de Janzé et bénéficie à la fois d’une proximité avec le centre-ville et d’un emplacement privilégié au sein d’un site en pleine évolution. Préserver une forte place à l’élément végétal a été, dès l’amorce, un élément essentiel afin de donner un sens, une évidence au projet, face à cet environnement.

Le centre aquatique affirme sa fonction sportive et de loisir par la mise en évidence de la halle bassin, et son approche environnementale par les matériaux et procédés techniques retenus.

Le choix de l’implantation du projet a été guidé par trois données fondamentales :

  • problématique des accès à la parcelle et positionnement à l’Est des stationnements destinés au public
  • jeu avec la topographie existante afin de minimiser l’impact visuel de l’équipement
  • l’orientation au Sud de la façade principale de la halle bassins de manière à intégrer les aspects d’ensoleillement et assurer un confort visuel optimal

A l’image de l’histoire des lieux et de la communauté de communes de la Roche aux fées, nous avons voulu insérer le projet dans la topographie du site, marquée par une zone de remblai au Nord de la parcelle. Profitant de cette topographie et par un jeu de mouvement de terrain, le bâtiment évoque le mode de construction des monuments mégalithiques : évident, repérable par sa forme dans le paysage, exprimant une masse, idée de stabilité, comme ceinturé d’un tumulus.

Il tente par sa matière, un béton matricé rappelant la pierre des dolmens de la région, de dialoguer avec l’architecture locale.

Profitant de cette topographie, les locaux techniques se glissent sous cette partie du bâtiment.

La halle bassins s’échappe de ce système d’accroche et semble décoller du volume de bois coloré, de métal blanc et de verre. Elle contraste par sa légèreté avec ce ruban végétal massif, compact et rationnel qui amarre la piscine dans le site et qui par un jeu de pliages assure la liaison entre le sol existant et l’envol de la halle. C’est dans cette masse que l’entrée se creuse.

Une attention particulière a été apportée à la qualité architecturale intérieure. Un patio, largement planté et situé au cœur du projet assure une rotule dans la marche en avant et prolonge ce rapport privilégié au végétal au sein même du bâtiment. Perceptible des différentes zones, il sépare clairement les vestiaires au Nord de la halle bassins au Sud.

La configuration des bassins a été pensée de manière à faire bénéficier des orientations et des vues. Le grand bassin déploie sa longueur parallèlement au paysage afin de bénéficier au maximum de ce cadrage sur l’extérieur. Les espaces verts, sont constitués de surfaces engazonnées et de talutages végétalisés, et plantés de quelques arbres pour offrir des zones protégées du soleil. La noue existante est conservée dans sa quasi-totalité, permettant ainsi une gestion des eaux de ruissellement. Au-delà de ce petit canal franchissable via des passerelles en bois, des petites « folies » essaimées dans la prairie abritent toutes sortes d’activités souhaitées.