2010

2005 → 

Centre culturel

« Ruban de rouge et d'or »

  • Situation : Place des Droits de l’Homme - Les Herbiers (85)

  • Programme : Construction d’un pôle d’enseignement artistique comprenant un conservatoire de musique, une école de danse et une salle de spectacle avec un auditorium de 150 places

  • Mission : Base x Exe x OPC

  • Maîtrise d'ouvrage : Ville des Herbiers

  • Maîtrise d'oeuvre : Architecte mandataire : forma6 x BET Structure : E2C Atlantique x BET Fluides : Cabinet Hays x BET Acoustique : Acoustibel x Economiste : Cabinet Moy

  • Coût des travaux : 5 234 000 € HT

  • Surface : SHON : 2 278 m²

  • Crédits Images : Patrick Miara

L’école de musique est le 1er bâtiment d’un nouveau quartier, entre centre-ville et faubourg, en bordure d’un espace urbain majeur en devenir : la Place des Droit de l’Homme.

C’est dans l’alignement du futur mail des Droits de l’Homme que s’implante strictement le hall et la salle de diffusion, éléments majeurs de l’édifice. Cette entrée cadrée et géométriquement dessinée semble alors être le prolongement du mail où la frontière ténue entre extérieur et intérieur est volontairement gommée afin d’affirmer la continuité spatiale et l’ouverture sur la ville de l’Ecole de Musique.

La tour, en ponctuation d’angle, passe du statut de rotule à la fonction symbolique de signal urbain, sorte de campanile culturel, façon de la réintégrer à l’espace urbain majeur.

La géométrie complexe de la parcelle et les volumétries variées des différents éléments du programme déterminent l’école autour du volume orthogonal du hall et de la salle de diffusion. Le volume créé, gradué, protecteur et dynamique, s’enroule autour de la grande salle en gagnant progressivement de la hauteur pour finir par s’élancer dans la tour.

Celle-ci devient le troisième signal vertical de la ville et entre en résonnance visuelle avec les deux églises, créant une sorte de triumvirat culturo-cultuel. Sa volumétrie sculpturale a été pensée comme une métaphore contemporaine du clocher tant par sa forme que par sa matière minérale, le TECU Gold choisi pour sa couleur dorée, évocatrice de la pierre des Herbiers, pour ses qualités physiques s’adaptant à la volumétrie complexe et pour ses capacités à être utilisé en façade et en toiture.

Le rythme aléatoire du calepinage fait vibrer la peau comme la musique fait vibrer le bâtiment.

Alors que ce ruban protecteur semble massif, des extractions de matières, fidèle au concept de masse sculptée et nécessaires à l’accès et/ou à l’éclairage, sont pratiquées. Elles sont alors systématiquement repérées d’un rouge « rideau de scène », utilisé aussi sous la coque de la salle de diffusion dont la volumétrie aérienne autorise l’implantation du hall et dont la couleur permet le repérage depuis la place.

L’éclairage naturel des salles est assuré par des châssis verticaux rythmés sur le calepinage et affleurant la peau extérieure, façon de renforcer les grandes lignes du bâtiment ainsi que la couleur et l’ombre portée des creux.

La densité des châssis est fonction des pièces qu’ils éclairent, leur verticalité permet d’ouvrir les espaces sur la ville, sans créer d’effets vitrines mais dans un jeu de cadrages cinétiques et graphiques.

Le parti pris d’enroulement graduel nécessite une attention particulière à la cinquième façade, visible des alentours. L’ensemble des façades est donc traité avec le même matériau, le TECU Gold, donnant au volume une multi-orientations venant renforcer l’idée d’un équipement en rotule entre la ville et le bourg.