2011

2007 → 

Immeuble de bureaux

« L'Ile rouge »

  • Situation : Rue La Noue Bras de Fer, Île de Nantes - Nantes (44)

  • Programme : Construction d’un immeuble de bureaux (R+6)

  • Mission : Base x OPC

  • Maîtrise d'ouvrage : ADI Nantes

  • Maîtrise d'oeuvre : Architecte mandataire : forma6 x BET Structure : Arest x BET Fluides : Elithis x Economiste : Azeco

  • Coût des travaux : 3 880 000 € HT

  • Surface : SHON : 3 070 m²

  • Crédits Images : Patrick Miara

Ce projet se situe sur un territoire en pleine mutation : l’Île de Nantes. Il porte les stigmates de nombreuses friches industrielles liées notamment aux anciens chantiers navals. Notre parcelle se situe entre le futur mail du Front Populaire et la rue La Noue Bras de Fer, elle fait face aux anciennes Halles Alsthom. Nous avons voulu constituer une île dans l’Île. Sa forme et sa présence lui donne une identité forte participant au jeu d’innovations architecturales de ce territoire.

Ce bâtiment se décompose en trois parties :

  • Un socle en métal couleur rouille qui ancre de manière forte cet immeuble, donne du relief à la parcelle, et crée une topographie nouvelle. Il nous permet de venir légèrement surélever le niveau du rez-de-chaussée et d’abriter un parking sans trop creuser profondément. Ce socle est cerclé d’une bande de végétation des bords de Loire (graminées, roseaux…). Une rampe au Nord Est permet l’accès au bâtiment, elle initie le jeu de pliage du socle et constitue une sorte de cale sur laquelle vient s’ancrer le projet.
  • Un rez-de-chaussée complètement vitré, transparent sur ces quatre faces qui dialogue avec le voisinage immédiat. Il vient abriter notamment le hall d’exposition de la Maison de l’Architecture qui est ouvert au public. A l’Est s’ouvre un jardin patio formé par la rencontre du socle et du rez-de-chaussée.
  • Un cube en métal semble léviter et vient abriter six niveaux de plateaux de bureaux. L’ensemble de ce volume est isolé par l’extérieur puis revêtu d’une maille de métal déployé couleur rouille. Les percements de ce volume sont de deux types : de grands châssis fixes carrés de 2m par 2m placés de manière aléatoire qui répondent à la volumétrie cubique et des châssis ouvrants de 2m par 1m prenant place derrière une maille déployée plus ajourée. Ce jeu sur les ouvertures permet de multiplier les perceptions notamment entre le jour et la nuit.

 

Le métal couleur rouille est utilisé en bardage extérieur, il est un clin d’œil aux vestiges du patrimoine industriel passé. Le béton est d’abord structurant, mais il participe également de l’ambiance intérieure générale, puisqu’il est laissé autant que possible apparent : sols en béton ciré, murs et plafond en béton lasuré. Le verre assure une transparence et des jeux de reflets. La lumière naturelle est un matériau à part entière. Nous avons été attentifs à ce qu’elle pénètre le plus largement possible au cœur de l’édifice. Nous avons voulu privilégier une clarté et simplicité de l’organisation interne : un noyau central et technique vient desservir des plateaux laissés libres ou cloisonnés selon les usages.

 

L’énergie la plus respectueuse de l’environnement est l’énergie qui n’est pas dépensée. L’objectif de cette opération se positionne sur un niveau de performance anticipant la future évolution de la réglementation à l’horizon 2012 : bâtiment basse consommation « BBC ». Nous avons travaillé sur une forme compacte – quasiment cubique – où les surfaces déperditives sont optimisées, sur des forts niveaux d’isolation pour toutes les parois du bâtiment, sur des équipements à forte efficacité énergétique. Cet édifice naît de ce qui fait sens pour nous dans ce territoire industriel. Il joue sur une dualité : la matérialité massive d’un cube suspendu et flottant au-dessus d’un vide, générateur de sa relation avec le territoire dans lequel il s’insère.