2015

2008 → 

Immeuble de bureaux

« Damier de chaume »

  • Situation : A l’angle de la Rue Julien Grolleau et du Boulevard de l’Estuaire - Nantes (44)

  • Programme : Construction d’un immeuble de bureaux (R+5) comprenant des salles de réunion, un espace d’exposition et un centre de documentation

  • Mission : Base x Exe x HQE x OPC

  • Maîtrise d'ouvrage : Conseil départemental de Loire-Atlantique

  • Maîtrise d'oeuvre : Architecte mandataire : forma6 x BET Structure : Arest x BET Fluides : Auxitec x BET Acoustique : Acoustibel x Economiste : Azeco x OPC : Techniques & Chantiers

  • Coût des travaux : 5 420 793 € HT

  • Surface : SHON : 3 133 m²

  • Crédits Images : Patrick Miara

Le bâtiment de Loire Atlantique Développement (LAD) vient s’implanter dans un territoire bicéphale, urbain et industriel, dont elle amorce le lieu, entre neuf et ancien, alignements et ruptures, minéral et végétal.

Ce bâtiment se décompose en trois parties :

  • un rez-de-chaussée vitré, transparent. Il vient abriter un centre de documentation ainsi qu’un hall d’exposition, ouverts au public. Il donne au nord sur un petit patio. La transparence et les reflets du vitrage créent des relations entre espace intérieur et environnement extérieur. Par son Rez-de-chaussée, cet édifice s’ouvre largement sur le quartier et participe de son animation.
  • un élément signal en R+5, à l’angle de la rue Julien Grolleau et du boulevard de l’Estuaire abrite des bureaux et des salles de réunions. L’ensemble de ce volume est isolé par l’extérieur puis revêtu de chaume. Les percements de ce volume sont tous identiques.
  • un élément bas en R+1, vient rattraper la rue de la Candiserie et ses constructions plus basses. De faible hauteur, il permet ainsi de préserver la qualité d’usage actuelle des jardins et de conserver la pénétration de la lumière en minimisant l’ombre portée sur le parcellaire voisin.

Son positionnement urbain sur trois voies et la Place de la République signe son appartenance à des échelles urbaines différenciées dont elle tente, par les retraits, les pliages et les variations volumétriques, une accroche respectueuse. Les services se superposent verticalement dans un volume simple et haut, signal urbain.

Les pliages du socle permettent de répondre à la loi des volumes ainsi qu’au respect des règles aux limites séparatives. Le cœur d’îlot vert est laissé perceptible comme une trace du passé. La façade rez-de-chaussée, vitrine sur la ville, laisse transparaître le jardin intérieur.

Le chaume utilisé en bardage extérieur, la proximité de la Loire et l’allégorie du jardin/socle nous ont conduit à envisager l’emploi de ce matériau naturel, réinterprété de façon contemporaine. Ce matériau est écologique par essence, sain, isolant et local (un des plus vieux matériaux de couverture).

L’entrée principale du bâtiment se situe sur la façade sud depuis le boulevard de l’Estuaire. Clairement identifié sous le volume en R+5. Un accès secondaire (personnel et technique) est également possible depuis la façade Ouest, rue de la Candiserie. L’entrée du parking se situe à l’angle Nord-Est, sur la place de la République.

Le hall est le centre de la composition, la rue verticale son axe. Cette dernière est l’élément essentiel d’identification depuis le hall et d’articulation entre les services. Une colonne vertébrale centrale, faite d’espaces techniques, de services et de circulations, est contournée par une circulation desservant les bureaux.

Nous avons souhaité une réponse simple et évidente, faisant du bâtiment de Loire Atlantique Développement (LAD) une grande maison reproductible.

Comme une peau, qui joue un rôle de régulateur thermique pour le corps, l’enveloppe du bâtiment crée un équilibre entre l’intérieur et l’extérieur. Equilibre en termes de température, de ventilation, de rayonnement par l’utilisation d’une double façade vitrée en rez-de-chaussée et d’une peau performante de chaume aux étages.

Entre neuf et ancien, le site assure les liens : intégrer un équipement dans l’alignement urbain, assurer à la fois signal, repère et continuité, relier deux espaces urbains, la Place de la République existante et le boulevard urbain.