2013

2009 → 

Institut de chimie

« Peau moléculaire  »

  • Situation : Campus des sciences Lombarderie - Nantes (44)

  • Programme : Reconstruction de l’institut de chimie moléculaire (CEISAM)

  • Mission : Base x Exe x Synthèse x OPC x SSI

  • Maîtrise d'ouvrage : Université de Nantes

  • Maîtrise d'oeuvre : Architecte mandataire: forma6 x BET Structure : Arest x BET Fluides, Economiste et SSI : Ceris Ingénierie x BET Equipement des laboratoires de chimie : Elix x BET HQE : Tribu x Conseil HQE : Score 2D x OPC : AIA Management

  • Coût des travaux : 8 211 000 € HT

  • Surface : SHON : 4 558 m²

  • Crédits Images : Patrick Miara

Le site du projet est une enclave verte dans la ville, proche de l’Erdre. Le terrain d’implantation du CEISAM situé à l’extrême Sud de la faculté, se caractérise par une forte présence végétale, et plus particulièrement un espace boisé classé non-aedificandi formant couronne autour d’une clairière. La zone de projet, isolée dans son écrin de verdure, semble être la « rotule » de la faculté, son centre d’origine.

Le parti-pris d’implantation du projet est de faire bénéficier au maximum le CEISAM de l’orientation Nord/Sud favorable tout en respectant la zone de l’espace boisé classé et les liaisons rapides aux structures attenantes.

Parallèlement à sa composition dans le site, le projet a été conçu de l’intérieur, afin d’optimiser son usage et d’offrir un outil de travail efficient, cohérent, rationnel et généreux.

Trois thèmes ont été menés de front : fonctionnalité, évolutivité et convivialité.

Une organisation fonctionnelle performante dans le respect du programme a été développée : les secteurs ont été positionnés pour répondre aux contiguïtés demandées. Ainsi, les secteurs communs, administratifs, plateformes expérimentales, logistique et maintenance sont localisés au rez-de-chaussée, disposition permettant une gestion cohérente des accès et la dissociation des flux public, logistique et personnel. Une répartition des laboratoires et des bureaux est proposée de façon homogène sur les deux niveaux supérieurs. L’organisation des laboratoires sur seulement deux niveaux permet d’implanter un maximum de laboratoires et de bureaux sur un même niveau et de contenir la volumétrie du bâtiment, ce qui minimise les masques vis-à-vis des voisins et ce qui favorise les dispositions sécuritaires en maintenant le dernier niveau à moins de 8,00 m.

L’évolution rapide des activités des laboratoires de recherche conduit à imaginer un bâtiment permettant une grande modularité et une flexibilité dans la conception des locaux. Les deux niveaux de laboratoires sont conçus à l’identique pour conserver une trame modulaire permettant d’envisager ultérieurement des évolutions de la configuration.

Les circulations sont simples, éclairées naturellement et agencées de telle façon qu’elles permettent des croisements du personnel de recherche favorisant ainsi les échanges. La circulation Nord/Sud agrège le projet. C’est un lieu privilégié de rencontre, de passage, de contacts. Des essartements permettent de créer des petits salons d’étage propices à la convivialité.

La volumétrie du projet est compacte et percée de patios qui permettent sa respiration et son éclairement naturel. Un travail de façades en aluminium microperforé laqué blanc pour les étages permet de masquer l’isolant extérieur et d’offrir un pare-vue qui fonctionne autant pour l’intimité qu’en protection solaire.

L’hexagone décliné sur la façade est une allégorie au monde des chimistes. Ce motif, en se déformant, s’adapte aux orientations différentes. Le socle est traité en double-mur béton blanc, résistant aux chocs. Il vient s’élever au droit de l’entrée afin de la signaler à l’échelle de la faculté.